Ma première fin de semaine à coder avec l’IA : du doute à l’enthousiasme
Quand l’IA a changé ma façon de coder
J’ai longtemps été dubitatif face aux assistants de code. ChatGPT arrive à écrire une fonction, Claude peut expliquer une expression régulière, mais construire un vrai projet avec eux ? Je n’y croyais pas vraiment. Jusqu’à ce que j’essaie.
Pendant des années, je n’utilisais ces outils que pour des petits scripts ou pour débugger du code inconnu. C’était pratique, mais jamais décisif. Puis j’ai vu des amis livrer des projets concrets en s’appuyant sur l’IA comme sur un vrai partenaire. C’est à ce moment que j’ai décidé de changer d’approche.
Au lieu de voir l’IA comme une curiosité, j’ai commencé à la traiter comme un outil de travail à part entière.
Cosmobot : le projet de test
J’ai relancé une vieille idée : Cosmobot, un framework unifié pour créer des chatbots capables de fonctionner sur plusieurs plateformes (Telegram, QQ, Discord…). Le choix était parfait :
- Le périmètre restait raisonnable pour un week-end
- Les technologies étaient nouvelles pour moi (Haskell, systèmes d’effets, bibliothèques de streaming)
- Le projet demandait une vraie architecture
J’ai choisi une stack ambitieuse :
Effectful
Un système d’effets qui oblige chaque fonction à déclarer ses effets de côté. On ne disperse plus l’accès aux ressources dans le code : chaque fonction indique clairement ce qui pourrait être affecté.
Streaming
Une bibliothèque qui traite les flux de données en continu. Idéale pour gérer des messages venant de plusieurs plateformes et les traiter de manière uniforme.
Six heures de « vibe coding »
J’ai commencé par un fichier AGENTS.md qui décrivait l’objectif :
- Un framework chatbot unifié
- Du code propre et lisible
- Une utilisation correcte des effets et des flux
- Une conception domaniale bien structurée
Ensuite, j’ai simplement demandé à l’IA de construire les pièces une à une.
Les moments qui ont fait basculer ma conviction
L’intégration QQ en un seul coup
Ajouter le support de QQ n’était pas une mince affaire. L’API OneBot est peu documentée en anglais. J’attendais des allers-retours. Résultat : l’IA a livré une intégration complète et idiomatique dès la première tentative.
Migration de configuration sans douleur
Au début, j’utilisais un simple .env. Quand j’ai voulu passer à TOML, l’IA a compris le besoin et réécrit les parties concernées sans friction.
Le cycle ultra-rapide
Compile, teste, valide, demande la suite. La boucle était si rapide que je finis par ne plus lire chaque ligne de code. Je vérifiais seulement que le résultat correspondait à ce que j’attendais.